Boire
et Manger autrefois
en Vexin-Thelle
Le
coin café
Le maraîchage
Préparation des repas dans l'ancienne cuisine des ouvriers
saisonniers
L'épicerie
L'apicultrice et ses ruchesCette exposition se déroulait dans une ferme vexinoise
particulièrement appropriée à son thème.
On y admirait
encore l'ancien four à pain, les anciennes étables, l'ancien cellier
et le fruitier.
Des moutons, cochons, ânesses, des lapins de différentes
races, des poules et des coqs de Gournay et autres volailles animaient la cour.
Les visiteurs pénétrèrent , un intérieur d'habitation XVIIIème siècles, une laiterie, un café et une épicerie, une cressonnière. Ils s'initièrent à la fabrication du miel, s'attablèrent à une table dressée pour un repas de mariage, admirèrent le matériel de maraîchage, dégustèrent le cidre fabriqué chaque fin de semaine.
De nombreuses photographies illustraient le thème de l'eau, tandis que des objets évoquaient la culture de la vigne autrefois implantée dans notre région.
Quelques recettes & usages
Un usage ancien : le chaudeau
"
Un usage très ancien qui se perd était le lendemain matin des noces.
Les jeunes allaient frapper à la porte des mariés et leur apportaient
un bol, dont le contenu variait suivant les régions. Dans le canton de
Chaumont, c'était le chaudeau. Le chaudeau est un bol rempli d'un vin chaud
sucré dans lequel on met une mouillette de pain que la nouvelle épouse
partage avec son mari. Dans le Pays de Bray, dit Dieudonné Dergny, c'était
la trempette, qui était du vin chaud dans lequel on avait mis du gâteau
rôti et aussi des morceaux de bouchons de liège. On présentait
d'abord le vase aux époux, puis chacun des invités y prenait sa
part. Malheur à celui qui avait la malchance de pêcher dans la casserole
un morceau de liège ! Il était le point de mire de tous les quolibets
de la société
jusqu'à ce qu'un autre en fit autant ".
Ratafia
de coing
Peler les fruits, les râper, les mettre dans un vase, le
laisser douze heures sans y toucher, passer ensuite le marc dans un gros linge
pour en tirer le jus.
Sur trois bouteilles de jus, mettre quatre bouteilles
d'eau-de-vie, un clou de girofle par bouteille, un peu de cannelle, un quarteron
de sucre par bouteille. Si on avait quelques noyaux d'abricot qu'on aurait conservés,
les concasser et les joindre à la liqueur, boucher le vase qu'il contient.
La laisser deux mois tranquille, puis la passer à la chausse (chaussette)
et la mettre en bouteilles. Plus le ratafia est gardé, meilleur il est.
(Archives
du Boulleaume)
Hure du cochon
On prend une tête de cochon.
On
ôte la mâchoire du haut, on laisse celle du bas.
On ôte la
cervelle.
On met en place du thym, du laurier et du sel de même dans
le nez et dans les oreilles, on sale en outre toute la tête.
On la laisse
ainsi quinze jours.
Au bout du temps on la met dans un pot avec de l'eau jusqu'à
par dessus.
On y ajoute une bonne poignée de persil et ciboulette.
3
brins de thym, 3 feuilles de laurier.
4 oignons, un clou de girofle à
chaque oignon.
4 panais.
4 carottes.
3 gousses d'ail.
Un pied de veau.
Laissez
cuire une grosse tête neuf heures, une petite tête six heures à
petit feu.
Ensuite on la tire dessus un plat, on la désosse, on rapproche
les chairs et on laisse un jour se reposer.
(Archives du Boulleaume)